Me voilà donc reviendue de Londres, notre dernière constatation fut que l'on pouvait diviser la population anglaise en "grande gigue toute maigre" et "petit cochon". Ces deux grandes ethnies coexistent et c'est armées d'un grand verre de Fanta / Coca, à la vitrine d'un Mac Donald que nous - la nana avec qui j'étais partie et moi-même donc - classifions les passants dans les deux catégories. Fou rire garanti.
A vrai dire, j'ai un peu menti. Il y a une catégorie intermédiaire, celle du sex-symbol. C'est un mélange du petit cochon: blond, yeux bleus, baraqué, visage joufflu, tendance à l'embonpoint, visage rougeasse et de la grande gigue : généralement brun, maigre, les membres très longs, la démarche désarticulée. Oui, les anglais sont définitivement très forts.
Les anglais oui, les australiens aussi. Enfin, L'Australien - et veuillez prononcer les majuscules - et c'était d'ailleurs le parfait archétype des petits cochons. Nous - les précédentes ainsi que Sandro et Crépin, français en goguette dont nous nous sommes flanquées pour la semaine - étions en train de parler, faire connaissance en non-cuisinant serait plus exact, quand il est arrivé. Nous a demandé d'où nous venions, nous lui avons répondu et il nous a rétorqué "But ... where is Brian ?" Et comme un coeur nous entonnions "Brian is in the kitchen, And where is Jenny, the sister of Brian ? Jenny is in the bathroom. - It's raining today ! Where is my umbrella ? " Notre Australien - toujours cette majuscule à prononcer - ne connaissait pas l'origine de ces phrases, nous lui avons appris et avons pu constater que le monde entier se riait de notre anglais. Je n'en veux pas au monde entier.
J'ai pu ramener en souvenir des beignets, de la Jelly et des muffins, on ne se refait pas. Tous achetés le soir au Tesco pour que dalle. Ils allaient jusqu'au soir même. Les donuts furent engloutis dans l'Eurostar en promo ainsi que la salade qui couvrait 50 % des besoins journaliers en lipides, le sandwich egg and cress nourriture typique des déjeuners de la demoiselle, ils coûtaient moins d'une livre. Nous avons pu visiter une tripotée de musées, même pas au pas de charge, j'ai pu acquérir un poster d'April Love et de Lilith.
Extatique, assise sur une chaise de camping, au soleil. Ou presque, je dois surveiller deux enfants turbulents. Leur mère revient bientôt, un peu comme moi pour vous au final, non ?
April love en photo.